La ville
Petit challenge entre amies. Ecrire sur la ville, écrire sa ville.
Le sujet m’inspire, dans mille et une directions ; je vois des chemins qui s’ouvrent devant moi. Que dis-je des chemins ? Des ruelles, des rues, des avenues, des boulevards même. Je vois la ville par ses sillons, qui la traversent de bout en bout, du périphérique aux quais de Seine… j’aime l’imaginer à travers les lignes d’un plan à peine coloré. Je la survole alors, l’appréhende pleinement avant de plonger en son cœur.
Mes sens alors s’éveillent. Les odeurs me submergent, parfums alléchants de devantures variées ou échappements gazeux aux obscurs relents. Des cris d’enfants touchent mon esprit, couvrant à peine les bruits stridents des travaux voisins, impossibles concurrents face aux doux gazouillis des moineaux oubliés. De toutes parts, la ville m’enveloppe de sa vie trépidante, incapable de s’arrêter, embarquée dans un cheminement incessant. Je la suis, elle me poursuit, nous ne faisons plus qu’un au milieu de volutes indéfinissables …