Regards croisés
Sur des matins embrumés
des rues animées
des nuits agitées
Regards intrigués
Sur des passants empressés
des marchands affairés
des enfants excités
Regards baissés
Sur des façades fissurées
des trottoirs cabossés
des mendiants esseulés
Regards osés
sur des amants enlacés
des époux déchirés
des vieillards enivrés
Les journées passent, mes yeux ne savent plus où se poser.
De l’aube au crépuscule, la ville s’agite, irascible,
Hommes et femmes se croisent, impassibles,
Cachant derrière un simple sourire ou un léger soupir
Les méandres de leurs vies,
Sans oser partager le moindre regard
Trop révélateur de leurs trépidations intérieures…
Rien d’anodin, donc, dans ces mouvements incessants
Observés au hasard de promenades urbaines…
Ils semblent annoncer mille et une histoires,
Mille et un mystères à révéler,
Que mes regards continueront à imaginer,
Sans limite aucune, sans retenue aucune,
Laissant la fiction dépasser largement le cadre de la réalité…